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[The Korea Herald] Pourquoi Ji Chang-wook a accepté de tourner sa première scène de sexe dans « The Scandal »

il y a 9 heures
4 min de lecture

Photo Netflix
Photo Netflix

La star sud-coréenne délaisse les applaudissements faciles pour se réinventer artistiquement


Ji Chang-wook, star de dramas à succès tels que Welcome to Samdal-ri et The Worst of Evil, s’était souvent demandé à quoi ressemblerait sa première scène de sexe, et même s’il serait capable d’en tourner une.


Ce tournant important dans sa carrière est finalement arrivé avec The Scandal, le sulfureux drama historique de Netflix.


« Je me suis demandé à plusieurs reprises si je serais capable de tourner une scène de sexe. Si je devais en faire une, dans quel type de projet faudrait-il que ce soit ? Et pour quelle raison accepterais-je de le faire ? J’ai réellement passé beaucoup de temps à réfléchir à ces questions », a confié Ji Chang-wook lors d’une interview accordée à la presse mardi.


« Mais j’en suis arrivé à la conclusion que je pouvais le faire s’il s’agissait de Cho Won dans The Scandal. Et comme c’était un projet du réalisateur Jung Ji-woo, je pense que cela m’a donné le courage d’essayer. »

Son Yejin et Ji Chang Wook - Photo Netflix
Son Yejin et Ji Chang Wook - Photo Netflix

La nouvelle série événement de Ji Chang-wook réinvente le célèbre roman français du XVIIIe siècle de Pierre Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses.


L’œuvre avait déjà donné naissance en Corée au film Untold Scandal en 2003, qui avait marqué le cinéma coréen et rencontré un important succès au box-office parmi les films interdits aux moins de 19 ans. Le film transposait l’aristocratie européenne à l’époque Joseon et dévoilait les désirs interdits dissimulés derrière une société régie par des codes moraux rigides et l’exigence de chasteté imposée aux femmes.


Plus de vingt ans plus tard, le réalisateur Jung Ji-woo (Eungyo) propose une nouvelle interprétation de cette histoire sous forme de série. Ji Chang-wook y incarne Jo Won, un libertin qui fait un pari avec sa cousine Jo Yoon, interprétée par Son Ye-jin : séduire une veuve vertueuse.


Au-delà de son assurance et de son pouvoir de séduction, c’est surtout la dualité psychologique du personnage, pris dans une relation toxique avec Jo Yoon tout en étant confronté à des sentiments amoureux contradictoires, qui a donné à Ji Chang-wook la profondeur nécessaire pour accepter de tourner sa première scène de sexe.


« Ce qui m’a séduit, ce sont les relations entre les personnages, cette idée d’un amour impossible à atteindre et la manière dont l’amour peut se déformer, mais aussi les circonstances dans lesquelles se retrouve le personnage », explique Ji Chang-wook.


« Jo Won traverse des émotions extrêmement complexes, et je me suis vraiment dit que j’avais envie d’interpréter un personnage comme lui. »


Malgré tout, s’aventurer dans un registre aussi explicite a beaucoup fait réfléchir l’acteur.


« C’était un projet qui impliquait forcément beaucoup de réflexion et d’interrogations. J’avais bien sûr certaines inquiétudes concernant le degré de nudité et le caractère explicite de certaines scènes. Mais je pense qu’accepter ce rôle à mon âge représentait un défi majeur dans ma vie, et que c’était un défi qui valait la peine d’être relevé », confie-t-il.

"the Scandal" photo Netflix
"the Scandal" photo Netflix

À l’approche de la quarantaine, l’acteur de 39 ans estime que The Scandal est arrivé à un moment déterminant de sa carrière.


Ji Chang-wook décrit cette période comme une tentative de briser une sorte de coquille artistique. Il affiche aujourd’hui l’ambition de se confronter à des rôles difficiles et atypiques, que d’autres acteurs de sa génération pourraient hésiter à accepter.


« J’ai l’impression de frapper constamment contre une coquille pour essayer de la briser », explique-t-il. « D’une certaine manière, j’ai également fait beaucoup d’efforts pour me détacher de l’image que j’avais jusqu’à présent. Je veux élargir mon registre en tant qu’acteur et artiste. »


Il sait cependant que cette évolution nécessite également de sortir d’une zone de confort où les applaudissements sont plus faciles à obtenir.


« Je crois que, tout au fond de moi, je sais parfaitement qu’on ne peut pas y parvenir simplement en recevant des applaudissements. Tomber fait mal à tout le monde, mais je pense qu’il faut apprendre à trouver la force de se relever et de continuer à avancer. C’est pour cette raison que j’essaie différentes choses. »


En repensant à une décennie durant laquelle il a multiplié les changements de genres et les projets ambitieux, Ji Chang-wook considère aujourd’hui sa trentaine comme une période de transition entre la jeunesse et la maturité.


« Je pense que ma trentaine a été une période durant laquelle j’ai été incroyablement passionné, où j’ai connu d’innombrables frustrations et où j’ai continué, encore et encore, à relever de nouveaux défis », explique-t-il.


« D’une certaine manière, j’ai l’impression que c’est un âge marqué par une forme d’urgence avant d’entrer dans la quarantaine, une période située quelque part entre le fait d’être un jeune homme et celui de devenir véritablement adulte. »


« Quand je repense à ma trentaine, il y a des projets qui me font parfois me demander : “Pourquoi ai-je fait ça ?” Mais je pense que lorsque j’aurai 60 ou 70 ans, je regarderai cette période en me disant que j’ai essayé énormément de choses intéressantes et nouvelles. »

"The Scandal" Photo Netflix
"The Scandal" Photo Netflix

Finalement, pour Ji Chang-wook, des choix audacieux comme The Scandal s’inscrivent dans une démarche plus large : celle de montrer une facette plus authentique de lui-même en tant qu’acteur, indépendamment de la manière dont le public pourra la recevoir.


« Je pense que je traverse progressivement un processus dans lequel je me dévoile davantage, où je révèle mon identité et ma couleur en tant qu’acteur, où je montre davantage mes propres sentiments et qui je suis réellement. Je pense que ce sont des décisions importantes pour moi à ce stade de ma carrière », explique-t-il.


« Je pense que parvenir à dire : “Voilà qui je suis”, et me montrer tel que je suis, tout en sachant que tout le monde ne sera pas forcément d’accord, peut constituer en soi un défi important pour un acteur. » Publié le 23 septembre 2026 à 11 h 57

3 commentaires

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francoise.fraigne
il y a 3 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

se "reinventer ", des "rôles atypiques "que d'autres acteurs ne vont pas accepter, "briser la coquille"...tous ses mots qui démontrent cette volonté qu'à JCW à vouloir se défier dans tous ses personnages ..."Scandal" est une étape(et quelle étape!!) pour oser être lui et avancer vers de nouveaux horizons !!cet homme n'a pas fini de nous étonner ...bravo l'artiste 👏

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Corall
il y a 9 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

Je l'ai déjà mentionné dans d'autres articles, The Scandal est une magnifique série. Au-delà d'une histoire connue et audacieusement revisitée, c'est vraiment le casting, dominé par Ji Chang Wook, Son Ye Jin et Nana qui insuffle ce quelque chose qui ne laisse pas indifférent. JCW ose, se réinvente et propose avec art et maîtrise une nouvelle facette de son talent. Les scènes de nudité ne sont sûrement pas faciles et pourtant il les accepte avec confiance en son réalisateur et ses partenaires. Son analyse est bluffante de vérité.

Depuis quelques années, il a démontré sa grande polyvalence et son aptitude à ouvrir de nouvelles portes.

Alors, c'est sûr, il y aura des critiques. Une telle série peut être dérangeante, perturbante…

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Cécile C
il y a 9 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

C'est exactement ce que j'ai ressenti au visionnage de ce drama : un acteur déjà accompli, qui a déjà 1000 visages, un jeu parfait et une notoriété sans tache, qui choisi de repousser encore ses limites, quitte à se mettre en danger. Sa performance dans The Scandal, dans la palette subtile et puissante des émotions, est magistrale. Un immense bravo à lui pour son courage, sa passion et son immense talent !

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